Selon Paris Match, Yannick Alléno se décrit comme un père “inconsolable” et “enragé”.
Une rage décuplée qui ne fait que monter.
En effet, à mesure que les circonstances du drame s’éclaircissent, le laxisme habituel apparaît.
Tout a commencé, ce soir-là, lorsque Francky D., le chauffard qui a percuté Antoine, se présente devant le voiturier d’un hôtel. Il montre un faux ticket et récupère une grosse cylindrée.
Complètement ivre, il slalome dans les rues de Paris sur plusieurs centaines de mètres. Avant de tenter de passer entre le scooter d’Antoine et une voiture VTC.
C’est là que se produit l’accident.
Le jour du drame, Francky D. a 25 ans et il appartient à la communauté des gens du voyage.
Mais surtout, c’est un délinquant multirécidiviste comme il en existe des dizaines de milliers en France.
Ainsi, Francky D. était :
- recherché au moment des faits pour purger une peine de prison… Mais les magistrats “n’avaient diligenté AUCUNE action” pour le rattraper selon Paris Match.
- il était également sans permis de conduire.
- et déjà connu pour des vols, recels, violences volontaires, possession d’armes à feu, et vols de véhicules…
Mais visiblement, rien de tout cela n’était assez grave pour que la Justice le condamne à une vraie peine, dissuasive.
Rien d’assez grave pour que la Justice protège la vie d’un jeune homme comme Antoine…
La Justice s’acharne à défendre Francky D.
Immédiatement après l’accident, le chauffard s’enfuit à pied. Puis, complètement par hasard, un policier hors service le reconnaît et l’interpelle.
Le juge d’instruction reçoit le chauffard, et le place logiquement en détention provisoire…
Mais, en février 2023, après 8 mois derrière les barreaux, une nouvelle décision judiciaire tombe.
Et, sur la famille d’Antoine, elle fait l’effet d’un coup par derrière.
Sur ordre du juge, Francky D. est… libéré !
Sans aucune précaution vis-à-vis de sa dangerosité, Francky D. peut rentrer tranquillement chez lui, en attendant son jugement…
Une peine “lourde” ? Vraiment ?
Ce jeudi 28 novembre a été rendu le jugement du tribunal judiciaire de Paris.
Au terme de plusieurs semaines de débat, le tribunal a prononcé une peine de 7 ans de prison ferme, alors qu’il en encourait 10.
Avec les remises de peine, cela signifie qu’il fera probablement 4 ans et demi en tout et pour tout.
S’il se comporte bien en prison, il pourra même demander une libération conditionnelle dans 2 ans.
Une peine ridicule. Ce multirécidiviste, qui a détruit une famille, pourra fêter ses 30 ans chez lui entouré de ses amis. Et je vous parie que les tribunaux le reverront bientôt !
Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, cette condamnation est considérée comme “lourde”…
La société ne reconnaît pas ce qui s’est passé
En effet, la Justice ne condamne les chauffards qu’à des peines négligeables.
Il y a un an, je rencontrais Coralie Pailhès. Cette maman peut témoigner du laxisme habituel de la Justice.
Alors qu’il se rendait chez un ami, son fils Lionel a été tué, à 18 ans, par un chauffard cocaïnomane.
Malgré le drame qu’il a engendré, ce chauffard multirécidiviste n’a passé que 18 mois de prison. Une peine absolument dérisoire.
Coralie Pailhès avait d’ailleurs témoigné de son histoire, truffée d’éléments complètement affolants. Vous pouvez le voir dans cette vidéo…
Pour la famille d’Antoine ou de Lionel, croyez-vous qu’il est possible de faire son deuil lorsque la collectivité (à travers la Justice) ne reconnaît pas la gravité de ce qui est arrivé ?
Non, c’est impossible.
Quelques semaines après la mort de son fils, Yannick Alléno, décrivait ce drame comme une perte “impossible” et “inacceptable” pour lui.
Cette peine immense, cet abîme sans fond ne trouve pas d’écho dans nos institutions. Car nos institutions n’ont d’yeux que pour les coupables et négligent les victimes.
La Justice ne cherche pas à prononcer des peines “justes”, mais ne cherche qu’à prononcer des peines qui réhabiliteront le délinquant.
La victime n’a pas voix au chapitre. Un jour, ce sera peut-être vous ou moi les victimes.
Ne laissons pas notre Justice dans un tel état.